C’est un devoir du à tous les salariés du Directeur à l’Employé dans l’impartialité totale.
C’est aussi une obligation que les Responsables des Ressources Humaines (RRH) doivent préciser dans toute convocation à entretien au
préalable au sens de l’article L1232-2
du code du travail.
Ensuite il y a le dossier que nous préparons à chaque entretien pour une saisie des Prud'hommes éventuelle et c’est là que beaucoup de
Directeurs d’entrepôts, de plates-formes et de magasins font preuve d’incompréhension vis-à-vis de nous tous.
Cette incompréhension est souvent affirmée par le fait que « nous
serions de mauvaise foi » dans l’assistance aux salariés.
Quand on assiste un salarié nous n’avons pas à être ou pas de « mauvaise foi » mais trouver les preuves du pourquoi on accuse le salarié en vue de le sanctionner, le licencier et faute de preuves rien ne devrait se faire si nous sommes dans un pays de droit.
Prenons en exemple un Directeur de magasin qui convoque un salarié pour le sanctionner suite à des retards réitérés d’après lui :
« Notre travail sera de lui demander la preuve
matérielle (au sens légal) de ce qui serait reproché au salarié et rien
d’autre ».
Nous rappelant que l’accord 35 Heures Office Depot impose dans ses Magasins (comme ailleurs) dans son article 3.4.1. :
« La mise en place d’un
logiciel afin de compter le temps de travail ».
Ceux qui nous connaissent savent que pour nous seul comptent les preuves matérielles.
C’est ainsi, qu’avant tout entretien nous demandons à connaître tout le parcours professionnel du salarié par la copie de tous les éléments en
sa possession (contrat, avenants, derniers bulletins de salaire avec sanctions comprises).
Nous devons avoir tous les éléments autour de cette convocation par des entretiens avec le salarié car n’oublions pas qu’assister un salarié
c’est d’abord être son « avocat ».
Eléments parfois imaginés parce que dans les convocations le motif de cette invitation n’apparaît jamais et là nous pensons que le législateur
devrait y remédier.
En établissant toujours « un compte rendu d’entretien impartial » en fin d’entretien qui fera partie du dossier prud’homal (éventuel).
Cela étant dans le souci d’une bonne défense, ensuite nous devons « courir »
pour connaître la décision prise suite à l’entretien afin d’éviter au salarié une longue attente destructrice
psychologiquement surtout s’il est en mise à pied conservatoire.
C’est dans ce sens, qu’il nous est difficile de comprendre l’animosité des Directeurs vis-à-vis de nous quand nous assistons les
salariés.
Sans nous pour assister le salarié, d’énormes injustices seraient commises sûrement involontaires c’est
ce que tout Directeur devrait comprendre et surtout nous accepter comme interlocuteurs de défense du salarié.
Notre syndicat fonctionne avec ses délégués pour assister localement les salariés des magasins avec Catherine (Site de Nîmes), Sylvie (les Tam & Commerciaux), Paola (Villepinte), Ali (Saint Martin de Crau) Farouk
(Meung Sur Loire), Jeannick (Vénissieux) et Nabil (Saint Ouen).
C’est ainsi, que le syndicat CAT-SOD depuis sa création (2001) a traité environ 400
dossiers (salariés de tout le groupe) pour une centaine de procès (toujours saisis en conciliation) avec un taux de réussite frôlant les 85% de réussite grâce à cette préparation obligatoire des dossiers.
Cela dit, tous syndicats confondus, il n’est assisté que 10% des salariés invités à entretien au
préalable et là c’est une erreur car par notre présence les responsables devraient se dire qu’ils sont certains qu’aucune injustice ne sera commise.
C’est pourquoi la Direction des Ressources Humaines Office DEPOT France devrait promouvoir les assistants
aux salariés et non croire que nous sommes leurs adversaires parce que nous ne le sommes pas.
Promouvoir les assistants de salariés par la remise obligatoire dés l’embauche d’une liste des Délégués Syndicaux Centraux avec leurs noms et
leurs numéros de téléphone puisqu’à ce jour même les affichages syndicaux ne sont pas respectés dans le groupe.
S’évitant les innombrables procès qu’elle encourt là ou sauf preuve contraire indéniable le respect est du à tout salarié s’il n’est pas prouvé
qu’il est fautif et sûrement pas coupable.
José LOPES
Délégué Syndical Central
Syndicat CAT-SOD
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